Poussière de rouge

Temps de chien aujourd’hui. Tout est gris, minéral.

Pas un vert tendre à l’horizon de mon oeil, aucune promesse de rouge. Il faut attendre encore, être patiente. Se convaincre que le rouge reviendra au jardin, sur les joues, aux pieds des femmes, au coeur des hommes, qu’il habillera les corps pour en faire des aimants que rien ne pourra détacher, amants à la force de Dieu.

En attendant, le rouge se fait volatile, poussière. Il infiltre l’air, dépose son voile. Il crayonne le sol du salon sous les pas de mes garçons. Le rouge aujourd’hui, je m’en passerais bien!

– les gars, enlevez-moi ces chaussures pleines de terre battue et à la douche!!

Publicités