Rien que pour vous!

Voici un bouquet de « rouges » rien que pour vous (merci Simone et Claire pour vos contributions photographiques ;-)),

pour vous remercier de me lire, malgré mes silences répétés, mes grands blancs qui sont en fait des rouges trop intenses, quand la vie me prend et m’empêche de m’arrêter, d’écrire trois mots, de prendre une photo. Le rouge c’est le pas de côté que je m’octroie, la volonté de résister au temps qui passe, mon attention délibérée au détail.

J’ai souvent le sentiment de n’être qu’une somme de détails, mais ce sont ces détails qui font de moi, de nous tous, des êtres uniques et formidables!

Joyeux Noël mes ami(e)s!!

La plus injuste, la plus horrible des privations, c’est celle qui détruit ou qui diminue en nous le droit sacré que nous avons de nous faire du bien les uns aux autres. Les plus de bien possible! Et faites attention! Pas seulement le droit, mais la capacité! Ce n’est pas une petite affaire que d’apprendre à nous servir, dans toute l’étendue de ses ressources, de ce personnage que nous sommes.

Paul Claudel, « Le droit à la charité » in Qui ne souffre pas… Réflexions sur le problème social, Gallimard, 1958

 

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Dessine-moi demain

Il y a des jours où j’ai à nouveau envie de croire au Père Noël…

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Pourtant même si je devais épingler mon dessin, je n’ai plus rien sur ma liste. Tout est bien. Noël est maintenant dans les yeux de mes enfants.

Samedi : jour du shabbat

du latin tardif : sambati dies, comme en italien : sabato, en allemand : samstag, mais encore le jour de Saturne, en anglais : saturday

Pour moi, samedi c’est le jour du foot et de la littérature! Il en faut pour tous les goûts dans une famille. Et vous, vous faites quoi de rouge et de rond aujourd’hui?

Photos ballons 1 et 2 : Jean-Pierre Ransonnet – Photo 3 : Anekawa. Expo « One shot », Charleroi, 2010

 

 

Voir rouge et l’accepter

Je sais que j’essaie de comprendre ma langue telle qu’elle était dans sa jeunesse, quand elle avait 400, peut-être 500 ans. Elle était libre alors, n’aimait pas la contrainte (l’orthographe n’était pas fixée), elle était souple, poreuse aux multiples dialectes (Picard/Normand…). Elle aimait les hauts-faits de guerre et les miracles merveilleux, elle les racontait dans des textes où le présent et le passé se côtoyaient sans gêne, parfois au coeur d’une même phrase. Je sais qu’elle n’était plus latine, mais pas encore française. Chevillée à ses racines, elle n’avait pas revêtue son habit de modernité.

Elle était adolescente et chantait comme ça lui chantait.

Je sais que j’essaie de comprendre cet état antérieur. Je sais que c’était le XIIème siècle et que nous sommes au XXIème.

Je sais que je n’y arrive pas.

156. Je sais qu’il faut accepter de ne pas comprendre exactement comme on l’espère.

Ito NAGA