Le rouge // nécessaire dissonance

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Le rouge pour moi c’est une couleur intéressante mais qui ne me va pas. J’ai l’impression d’avoir les joues rouges quand je porte du rouge. Alors je mets du rouge dans ma maison… pas mal… dans mes accessoires, mon porte-monnaie et puis mes chaussures.

J’ai eu beaucoup de chaussures rouges importantes, les premières, celles dont je me souviens, en seconde, 1989, une paire de babies Kikers, j’adorais ces chaussures, l’accessoire un peu dissonant avec le reste de mon style.

Sont venues ensuite des sandalettes Aster, pour enfant, que je portais dans mes premières années de travail, pour le coup hyper dissonantes avec mon look, c’était pour mes jours de lâcher-prise.

Puis ensuite sont venues des chaussures vernies rouges achetées pour le mariage de ma cousine, plutôt jolies, assez glissantes.

Une paire de bottines compensées, moches, ratées, et puis dernièrement une paire de ballerines avec qui j’essaie de faire amie-amie, mais qui me font un peu mal.

Le rouge pour moi, ça a quelque chose d’enfantin, de régressif, de fraise tagada, je me sens comme une Alice au pays des merveilles quand je porte mes souliers rouges.

Voilà un petit mot sur le rouge et aussi sur le bleu, qu’il faudrait que je laisse un peu de temps en temps.

Mary

En te lisant Mary, me revient le mot de Picasso

Quand je n’ai plus de bleu, je mets du rouge…

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Continuez, vous me faites rougir

Vous êtes trois déjà à me demander des nouvelles du rouge, à attendre des mots colorés et vifs, à vouloir suivre ces modestes nuances…

Car oui, je l’avoue le bleu, le blues, est encore venu étendre son ombre, éteindre des lumières et grappiller mon attention. Vos appels ont secoué ma torpeur. Roulement de tambour, le rouge est de retour, vivant, vibrant.

Votre rouge. Car ce soir, je vous laisse la parole…

Photo CathM

A force de courir après le poème

Le jeune homme en perdit l’haleine

A force d’être ainsi poursuivi

Le poème s’est mis en colère

Puis il s’est retourné

Et tous ses vers lui a lancé

à la figure

Tous les sons les plus insensés

Sans rimes ni césure

Le poème a alors déclaré

Les pieds de travers

Halte-là

Mais où coures-tu comme ça

Quelle allure

Te voici tout cramoisi

A force d’avoir peur

Le jeune homme dit les mots me dépassent

Ils vont toujours plus vite

S’affolent puis s’entassent

Là-haut derrière les nuages

A force de croire

Le poème toujours en fuite

Emmené dans une course peu sage

C’est vrai, il finit par t’échapper

Pourtant il est tout près

Il est même là, tu le sens

Juste sur le bord de tes lèvres

Déjà tu le balbuties

Mais trop essoufflé

Tu ne peux l’écouter

Pourtant il est là

Simple à ta portée.

Catherine M.

Et puis les mots de Clodine aussi

Je vois rouge

rouge partout

à chaque fois que me promène je vois du rouge

Je ne vois que du rouge 

c’est la faute à Zabelle

cerises bientôt chez moi 

faudra venir les voir 

Tes nuances me manquent

Alors, c’est promis, la vie, les nuances, le rouge

Je continue

Tribune ouverte

product_9782070147496_195x320On connaissait le petit livre rouge qu’on avait sous le bras

mais qui aurait pu deviner que le garde rouge disposait d’un gène

bien particulier sans doute

alors que – pour être garde et non moins rouge –

il est préférable de ne pas en avoir trop,

de gêne!

Catherine M.